Sunday, December 2, 2007

le cheval qui parle

le cheval qui parle
un beau jour, il y a quelques ans - ou peut-être c’est que ces événements-ci ne se sont pas arrivés encore, ou peut-être ils sont des évènements d’un ordre de temps tout autre, ni fantastique ni réel – il y avait un homme assez beau qui demeurait en ville et qui travaillait huit heures chaque jour de la semaine dans un bureau austère qui était situé dans une rue grise at laide d’un banlieu désagréable de paris. ou peut-être ce bureau se trouvait dans une rue d’un banlieu d’un autre cité d’un ordre d’espace tout autre…

cet homme n’avait pas de femme. la femme gentille avec qu’il s’eut marié eut mouri depuis quelques heures après la naissance de leur bébé, une petite fillette qu’on eut appellé yvette. au temps où commence cette petite histoire, cet enfant eut neuf ans, et vingt-neuf le père. ils habitèrent une maison toute petite et désagréable près du bureau et pas loin de l’école où vint la pauvre fillette chaque jour de la semaine pour apprendre ses lettres.

pas bon. cela ne fut point une vie convenable pour une famille, pas du tout, et yvette le regrettait profondement. elle était une fillette assez intelligente, et très passionée, et il semblait à elle qu’elle méritât mieux que çà. en particulière elle désirait un cheval. elle pensait seulement au sujet des chevaux, elle lisait seulement les livres au sujet des chevaux, elle ne causait qu’au sujet des chevaux lorsqu’elle causait avec ses amies, et elle rêvait au sujet des chevaux chaque nuit sans faute.

elle souhaitait un cheval, elle soupirait après un cheval, et chaque soir, devant se coucher, elle priait au bon dieu et aux anges célèlestes, aux fées bonnes et à l’âme de sa mère morte de lui permettre d’obtenir un cheval. elle demandait si souvent à son père qu’il achetât un cheval pour elle qu’il eût enfin été en colère. ‘ça n’est pas possible,’ dit-il. ‘nous n’avons pas d’étable pour accommoder un cheval. nous n’avons pas assez d’argent pour nourrir un tel grand bête.’

un matin gris et froid de printemps (parce-que, en ces environs-là, sans arbres et sans fleurs, et donc sans oiseaux qui chanteraient leur chansons joyeux de toute parte, même les jours les plus beaux de printemps étaient aussi gris et froids que les jours ordinaires d’hiver) cet homme malheureux quitta la maison á l’heure normale, et il fut arrivé dans la rue où se trouvait le bureau dans lequel il travaillait, et il decouvra, à son grand surpris, que le bureau fut disparú.

non seulement son bureau – tout le bâtiment dans lequell eut été ce bureau fut s’en allé. cela eut été une maison très étroite de trois étages. la première étage entiére eut été un magazin où un homme mince et d’air malade avait vendu des bicyclettes. ça eut été un magazin obscur et sale, dans lequel le père d’yvette n’eut jamais vu entrer aucune client. au deuxième étage eut été son bureau, qui eut été une suite de deux pièces. la troisiéme eut été vide depuis plusieurs années.

il n’y fut pas de trou, ni aucune dérangement, au lieu auquel eut été située le bâtiment. ce fut simplement que les deux maisons qui eurent flanquée la maison perdue furent maintenant avoisinantes, et il parut qu’ils eussent été toujours comme çà.